Chaque hiver, la même scène se répète dans les agences de voyage, de Bruxelles à Liège : un couple ou une famille hésite entre la pension complète et la fameuse formule « all inclusive ». Sur le papier, la promesse est séduisante : un prix connu à l’avance, des repas à volonté, des boissons et des activités compris. Dans la réalité, tout dépend de l’établissement, de la destination et de votre façon de voyager.
Ce que l’all inclusive apporte vraiment
Le premier avantage est la maîtrise du budget. Une fois le forfait payé auprès d’un tour-opérateur comme TUI ou Sunweb, ou directement auprès d’un hôtel en Turquie, en Égypte, en Tunisie ou aux Canaries, les dépenses sur place se limitent aux excursions et aux souvenirs. Pour une famille avec trois enfants, c’est un vrai confort : pas de calcul à chaque repas, pas de négociation autour de la glace de l’après-midi.
Le second atout tient à la simplicité. Navette depuis l’aéroport de Zaventem ou de Charleroi, buffet ouvert presque à toute heure, mini-club, animations, piscines : tout est réuni sur un seul site. C’est la formule idéale pour des vacances sans organisation, après une année chargée.
Les limites à connaître avant de payer
L’envers du décor existe pourtant. Les établissements d’entrée de gamme servent parfois des repas répétitifs, et le niveau des boissons comprises varie fortement : certains hôtels limitent les marques, d’autres les horaires. Lisez toujours la description détaillée et comparez les avis récents sur Tripadvisor ou Google avant de valider.
Autre point : la tentation de ne jamais quitter l’hôtel. Si vous voyagez pour découvrir une région, comme la côte amalfitaine, l’Andalousie ou le Portugal, une demi-pension ou un simple petit-déjeuner vous laissera plus de liberté pour goûter la cuisine locale. L’all inclusive est rentable surtout là où l’on reste volontiers sur place : farniente en bord de mer, circuits courts, séjours avec de jeunes enfants.
Avant de réserver, passez en revue ces quelques points :
- ce que couvre exactement la formule (boissons locales ou importées, restaurants à la carte, sports nautiques, snacks de nuit) ;
- la distance entre l’hôtel et la plage, et l’état de celle-ci ;
- les conditions d’annulation et de modification, en comparant tarif flexible et tarif non remboursable ;
- l’existence d’une assurance annulation, le prix du séjour représentant souvent un gros budget ;
- la protection du Fonds de garantie voyages si vous réservez un voyage à forfait auprès d’un opérateur belge titulaire d’une licence.
Dernier conseil : réservez tôt pour les vacances scolaires belges. Les offres « early booking » du printemps permettent d’économiser de manière sensible sur les départs de juillet et d’août, et les meilleures chambres, côté mer ou proches des piscines, partent en premier.